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La Première Rue

Exposition

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nous n’irons plus au bois...
6 mars – 9 mai 2009

la galerie blanche

nous n’irons plus au bois...

Exposition de 4 jeunes plasticiens, Mathilde Mestrallet - Julie Meyer - Gauthier Sibillat - Julie Vayssière, diplômés de l’Ecole Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg, dont les travaux respectifs se rassemblent autour des notions d’architecture, co-habitation, et urbanisme, et qui partagent la volonté de faire dialoguer leur  “oeuvre“ (photos- vidéos) dans un espace commun.
“Nous irons à la maison, dans le quartier, le village, la ville, la banlieue et les zones commerciales pour entendre les récits de ceux qui les ont construits et de ceux qui les occupent. Loin des bois, la nature et le chaos réapparaissent pourtant et échappent à ces espaces domestiqués. Nos travaux présentés à l'exposition "Nous n'irons plus au bois" évoquent les désirs, contextes et discours au milieu desquels les zones urbaines et les modes de vie se développent. Leurs images cherchent à montrer comment une partie des habitants de la planète Terre ont délimité leurs espaces et se sont construit leurs propres mondes.”

Quatre jeunes artistes, récemment diplômés d’une même école d’art, qui se retrouvent pour exposer ensemble, serait chose assez banale en soi si ce n’était que ces quatre artistes : Mathilde Mestrallet - Julie Meyer - Gauthier Sibillat et Julie Vayssière, n’avaient en commun un axe de recherche et de création qui par recoupement de leurs points de vues singuliers aiguise notre acuité sur le monde tel que nous l’habitons.
Plus précisément, leurs travaux révèlent l’emprise expansive de nos cadres bâtis qui paradoxalement finissent par nous habiter, nous colonisent.
Cet axe intègre d’emblée la notion trouble de périphérie, de confins, en ce que ceux-ci ouvrent, construisent ou déconstruisent, plus qu’en ce qu’ils circonscrivent.
Un front pourrait-on dire dans le sens de lignes d’affrontements, affrontements métaphoriques entre l’homme et son milieu, plus largement entre nature et culture.
En conséquence, les oeuvres nous renvoient aux frontières, aux limites entre espaces artificiels de la cité contemporaine mondialisée et espaces résiduels de nature en sursis. Lignes des plus incertaines où opèrent toutes les frictions et où se tapit, comme la partie immergée d’un iceberg, la question fondamentale de l’écologie (au sens étymologique : Oïkos, la maison, et Logos, le discours).
Le cadre architectural représenté dans les oeuvres nous situe en limite d’urbanisme, banlieues innommées présentes en la plupart des travaux. Il témoigne de cette sorte de zone symptomatique qu’est l’écart entre le foyer, construction idéale du bonheur protégé, et la réalité - ce front de bataille où nous nous retrouvons, pauvres combattants domestiqués, à lutter contre nous-mêmes.
(...)
Le choix et le sens de ces images, loin de vouloir composer un tableau exhaustif des approches, contenus et étendues des champs de création des quatre artistes, veulent simplement pointer le fond conceptuel et la question politique sous-tendue qui les réunit puissamment.
Par la mise en évidence de symptômes et d’indices, d’autant plus forts lorsque les oeuvres se trouvent en relations,  l’exposition en commun trouve tout son sens, et au-delà se pose comme un véritable manifeste, par lequel la critique de notre société ainsi que les remèdes relèvent d’une responsabilité collective.
(...)
Jean-Claude Luttmann

Commissariat: : La Première Rue

La Première Rue
Unité d’habitation Le Corbusier
Briey-en-Forêt, France
tél/fax : +33 3 82 20 28 55
courriel : lapremiererue@briey-cable.com
blog : http://www.lapremiererue.fr
Ouverture :
- Du lundi au jeudi de 9h à 12h30 et de 14h à 17h30, vendredi jusqu’à 12h30.
- Premier dimanche de chaque mois (de mars à octobre) de 14h à 17h30.
Autres week-ends sur réservation uniquement.


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