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La Première Rue

Exposition

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Giovanni PACE "1991-2007 ARCHITECTURE PARADOXE"

11 mai - 21 juillet 2007

Architecte passionné, admirateur de l’Architecture Classique et
Contemporaine, son premier regard sur les ruines de Rome à
l’âge de dix ans lui révèle que « […] L’architecte, par ordonnance
des formes, réalise un ordre qui est une pure création de son
esprit ; par les formes, il affecte intensivement nos sens,
provocant des émotions plastiques ; par les rapports qu’il crée, il
éveille en nous des résonances profondes, il nous donne la
mesure d’un ordre qu’on sent en accord avec celui du monde, il
détermine des mouvements divers de notre esprit et de notre
coeur ; c’est alors que nous ressentons la beauté. »
Le Corbusier, architecte, Vers une Architecture, 1923.

Après sa sortie de l’école d’architecture de Nancy, deux mois de
travail auprès de l’architecte Stanislas Fischer suffiront pour le
convaincre de s’installer et de créer à Reims, en 1991, l’agence
Giovanni Pace Architecte, lui permettant de concevoir sa propre
architecture en s’entourant d’une équipe passionnée.

Partager et intégrer la spirale qui nous emmène plus loin de ce
que l’on imagine au départ est l’étincelle qui enclenche le
processus de conception des projets de Giovanni Pace. Son
architecture, méditerranéenne d’origine et de coeur, est
influencée par le territoire dans lequel elle s’installe et s’oriente
vers la lumière qui la révèle. Less is more et la spiritualité
Miessienne guident son travail. Carlos Ferrater, Rafael Moneo,
Souto de Moura, John Pawson, Nieto Sobejano, Campo Baeza,
Toyo Ito, et Sanaa le séduisent et l’accompagnent dans ses
esquisses. Les voyages sont à l’origine de son imagination. En
effet, concevoir c’est aussi voir et visiter ce qui se fait au moment
même où il dessine.

Minimaliste, l’architecte développe ses projets avec sobriété, par
amour de la matière, et joue avec une apparente simplicité.
L’ordre architectural, qui fut son sujet de diplôme, reste
aujourd’hui sa ligne de conduite. L’ordre, c’est cette volonté de
l’esprit qui fait d’un bâtiment une oeuvre.1 Néanmoins l’émotion
fait partie intégrante de sa conception. Son architecture, à
travers un dessin très précis, mêle sensation et technicité. Entre
masse et porosité, transparence et opacité, proportion et
inattendu, modénature et diversité, ses bâtiments sont ancrés
tels des repères, en relation avec la force du lieu et du paysage.
Malgré tout, pour Giovanni Pace, la personne qui fait
l’architecture importe peu, c’est celle qui vit l’architecture qui
importe. Elle doit avoir le souffle coupé. Et l’émotion domine
ainsi l’architecture.

Le projet, élaboré au fil du dialogue avec son interlocuteur,
cherche à répondre à ses attentes. Un bâtiment doit être à
l’image de l’utilisateur. L’usage domine ensuite le discours de
l’architecte qui cherche à injecter au coeur du projet une évidence
de fonctionnement, une générosité des volumes, et une clarté
des espaces, lisses et blancs, aux lignes horizontales. Des murs
qui portent et des grands vides. Imaginez ce qui peut se passer
entre deux dalles : juste un plancher et une sous face.

Et pour cela, il y a les mots. Le discours doit faire vivre
l’architecture avant même qu’elle ne soit construite. Les brises
soleils horizontaux, le péristyle, le cloître, le parvis, les grilles...
Tous ces éléments, conçus avec l’esprit de l’architecture
classique, composent l’architecture de Giovanni Pace. Le patio
reste cependant une référence dominante; et en son centre, le
végétal s’y installe pour créer un jardin protégé de grande valeur.
L’arbre au milieu du patio, producteur d’ombres dont on pourrait
faire l’éloge, communique alors avec l’architecture et son
créateur pour emmener l’usager, le visiteur vers la contemplation
du paysage. Impressionné par cette évidente sobriété
architecturale, le silence fait place à la lumière.

Producteur d’une architecture de matières brutes, libres de
s’exprimer, le béton apparaît comme son matériau de
prédilection. Matière liquide moulée, le béton possède une part
de surprises. Il est, selon lui, la réponse contemporaine d’une
ancienne architecture de murs. Il succède à la pierre mais ne la
remplace pas.

Développant des projets qui ne s’emprisonnent pas dans le
système d’un seul langage, Giovanni Pace nous présente, au fil
de cette exposition, la simplicité d’une architecture rationnelle,
élégante et généreuse.

Agnès Hausermann

1Extrait de 1991, diplôme de G.PACE, école d’architecture de Nancy.

Giovanni PACE
7 rue Kellermann 51100 REIMS
tel / 03 26 88 78 92 fax / 03 26 97 79 40
www.giovanni-pace.fr

avec le soutien financier de:
DRAC Lorraine - CR Lorraine - CG M&M - CCPB - Ville de Briey -
Eurovia - CEL - LC Réalisations - Dumur Immobilier


la galerie blanche
Ouverture :
- Du lundi au jeudi de 9h à 12h30 et de 14h à 17h30, vendredi jusqu’à 12h30.
- Premier dimanche de chaque mois (de mars à octobre) de 14h à 17h30.
Autres week-ends sur réservation uniquement.
Entrée libre.
La Première Rue
Unité d’habitation Le Corbusier, Briey-en-Forêt, France, tél/fax : +33 3 82 20 28 55
courriel : lapremiererue@briey-cable.com
vitale(design) - www.vitale-design.com
Commissaire : Agnès Hausermann
Présidente de l’association : Vincente Ferry

vitale(design):welcom@vitale-design.com

site: http://www.vitale-design.com/travaux.asp?langue=fr&categorie=2 

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